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Comment chiffrer un projet vidéo : la grille Pantome en jours-homme

Notre méthode de chiffrage en jours-homme par profil et par étape. La grille Pantome qui rend chaque devis lisible, négociable et défendable face à un steerco achats, construite sur les six profils types d’une production B2B.

11 décembre 2025
Comment chiffrer un projet vidéo : la grille Pantome en jours-homme

Un devis vidéo présenté sous forme de « pack » à prix global est un devis non défendable. Dès qu’un client achats commence à challenger, on ne sait pas où toucher. Chaque modification de périmètre déclenche alors une renégociation complète.

Notre méthode chez Pantome, chiffrage en jours-homme par profil, par étape, avec TJM transparent. Plus de friction à l’établissement, beaucoup moins en exploitation.

Les 6 profils standards

Tout projet vidéo B2B s’écrit avec ces six rôles, chacun porté par son propre taux journalier.

Le producer ou chef de projet, garant du calendrier, du périmètre et de la relation client. Le directeur artistique, en charge du concept et de la grammaire visuelle. Le réalisateur, qui dirige le tournage et la mise en scène. L’opérateur image ou caméraman. Le monteur ou motion designer. Le sound designer ou ingénieur son. Les trois premiers profils, qui portent la conception et la direction, pèsent davantage à la journée que les profils d’exécution technique.

Au sein d’un même rôle, le taux varie avec le niveau, de junior à senior, jamais selon le client. Une même personne a un TJM stable d’un projet à l’autre.

La grille d’estimation par étape

Voici les ratios que nous utilisons en pré-chiffrage pour un projet de 5 à 30 minutes montées.

La pré-production pèse entre 15 et 25 % du budget total. Le tournage représente 20 à 30 %. La post-production montage absorbe 25 à 35 %. Les motion graphics et animations comptent pour 15 à 25 %. Le sound design et le mix tournent autour de 5 à 10 %. La provision révisions clients ajoute 10 à 15 %.

Quand un poste sort fortement de ces bornes, c’est un signal d’alerte. Soit le projet est sous-estimé, soit sur-estimé, soit atypique dans sa structure.

Construire un devis lisible

La méthode tient en cinq opérations. Lister les étapes traversées pour chaque livrable. Identifier les profils mobilisés à chaque étape. Estimer le nombre de jours par profil. Multiplier par les TJM correspondants. Ajouter la provision révision (10 à 15 %).

Le devis final prend la forme d’une matrice étapes par profils. Chaque ligne devient challengeable séparément en réunion.

L’écueil du forfait

Les forfaits paraissent simples mais constituent des pièges opérationnels. Le client ne sait pas ce qu’il achète. Toute modification déclenche une renégociation totale. Le studio perd ou gagne selon le hasard, pas selon la méthode.

Le forfait est l’outil de ceux qui n’ont pas la maturité opérationnelle pour estimer en jours-homme. Pas une vertu commerciale.

Notre règle de transparence

Nos devis montrent le TJM par profil, même quand le client ne le demande pas. Le décompte de jours par étape. La provision révision explicite. Les hypothèses de périmètre (lieu, nombre de cadrages, durée montée finale).

Plus risqué commercialement parce que le client peut comparer ligne à ligne. C’est la seule façon de fidéliser durablement les grands comptes.

L’argument face aux achats

Quand un acheteur dit « c’est trop cher », la bonne réponse n’est pas « oui on peut baisser ». C’est « quelle étape voulez-vous réduire ». Si l’acheteur ne peut pas répondre, le sujet n’est pas le prix, c’est la perception de valeur. Le devis lisible déplace la conversation sur le bon terrain.